Même constat.
Toute activité qui utilise de l’énergie finit par produire de la chaleur.
Une voiture avance : son moteur, ses pneus et ses freins chauffent. Un ordinateur calcule, puis il chauffe. La télévision, le téléphone : pareil. Un climatiseur rafraîchit une pièce, mais rejette davantage de chaleur dehors. Une usine transforme, fabrique, transporte, puis dissipe de la chaleur.
La règle physique est simple : l’énergie ne disparaît pas. Elle change de forme et finit presque toujours par se disperser en chaleur.
Notre planète renvoie normalement vers l’espace une partie de l’énergie qu’elle reçoit. Mais les gaz à effet de serre compliquent cette évacuation. À force de brûler du pétrole, du gaz et du charbon, nous avons épaissi la couverture autour de la planète. Une part croissante du rayonnement thermique reste dans le système climatique.
Il faut toutefois distinguer deux phénomènes. La chaleur directement rejetée par nos moteurs, nos bâtiments ou nos appareils existe et compte localement, notamment dans les villes. Mais elle n’est pas la cause principale du réchauffement mondial. À l’échelle de la planète, le déséquilibre vient surtout des gaz à effet de serre, qui retiennent beaucoup plus d’énergie que la chaleur directement dissipée par nos activités.
Nous faisons donc deux choses à la fois :
- nous produisons et dissipons de la chaleur en utilisant de l’énergie ;
- surtout, nous renforçons l’effet de serre en brûlant des énergies fossiles, ce qui empêche une partie de l’énergie de repartir vers l’espace.
Le débat n’est pas de savoir si nous pourrons vivre sans produire la moindre chaleur. C’est impossible. Le débat est de savoir combien de chaleur supplémentaire nous allons encore piéger sur Terre.
Effrayant.
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